Paléopathologie des maladies infectieuses chroniques dans l’Antiquité : lèpre, phtisie et autres affections au long cours dans l’enregistrement ostéo-archéologique
Sacha Kacki, Yann Ardagna
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Sacha Kacki, Yann Ardagna
PAMJ
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Faten Limaïem
Ectopic pancreas (or aberrant or pancreatic heterotopia) is defined as pancreatic tissue outside the boundaries of the pancreas, without anatomic connection to the main gland. Its incidence is between 0.5% and 14% in autopsy series, but it is probably underestimated because it is often asymptomatic. It most commonly affects the duodenum (30-35%), the stomach (30%), and the jejunum (15%). Hepatic involvement is exceptional. We here report a new case of unexpected detection. The study involved a 54-year-old, hypertense female patient who had undergone surgery for adenocarcinoma of the sigmoid classified pT3N1b (A) two years before. Disease progression was marked by the occurrence of multiple predominant secondary nodules in the right hepatic lobe (B). Neoadjuvant chemotherapy (4 cicles of FOLFOX-ERBITUX) was started. The patient received right lobectomy. The histological examination of the different surgical specimens confirmed the presence of secondary, moderately differentiated hepatic adenocarcinoma of colorectal origin with healthy surgical excision margins. The surrounding liver was the site of unsystematized macrovacuolar steatosis in 20% of cases. It was associated with a focus of pancreatic heterotopia, including some acini and excretory canals arranged in lobules (C, D). The postoperative course was simple; however, patient’s outcome was marked by recurrence of cancer in the left lobe of the liver.
Brahim Boukatta, Hicham Sbai, Said Ait Laalim, Iman Toughrai, Nawfel Houari, Abderrahim El Bouazzaoui, Nabil Kanjaa
La pancréatite aigüe est une complication rare durant la grossesse. Son incidence est de 1 pour 1000 à 3000 grossesses. L'origine lithiasique est de loin la plus fréquente. Elle survient le plus souvent au cours du 3ème trimestre ou précocement dans le post-partum. Son pronostic dépend de la rapidité du diagnostic. Nous rapportons un cas de pancréatite aigüe grave d'origine biliaire survenant deux semaines après l'accouchement chez une patiente de 24 ans avec une bonne évolution.
Abderrahmane Jallouli, Hicham Baba, Ahmed Zeroual, Mohamed Es-Said Ramraoui, Ahmed Elguazzar, Mohammed Lahkim, Ahmed El Khader, Rachid El Barni
L´installation d´une pancréatite aigüe en post-partum ou durant la grossesse est rare. La pathologie biliaire constitue de loin la cause la plus fréquente, suivie d´hypertriglycéridémie. Nous rapportons à travers cette observation le cas d´une pancréatite aigüe survenant 4 semaines en post-partum chez une patiente de 19 ans, révélée par des épigastralgies transfixiantes à irradiation dorsale, avec une lipasémie à 36 fois la normale, et dont le bilan étiologique était négatif. Le diagnostic précoce de cette entité constitue un défi au clinicien vu sa rareté et ses multiples diagnostics différentiels.
Houcine Maghrebi, Rami Rhaeim, Anis Haddad, Amin Makni, Jouini Mohamed, Kacem Montasser, Ben Safta Zoubeir
La pancréatite aiguë médicamenteuse représente environ 2% des pancréatites aiguës. Son incidence est actuellement en augmentation avec plus de 260 médicaments incriminés. Cependant, cette pathologie reste encore peu rapportée dans la littérature, car se pose le problème de l'imputabilité. Nous rapportons notre expérience à travers une série de 10 patients colligés sur une période de 7 ans. La présentation clinique de la PA était souvent non univoque. Le score de Ranson variait de 0 à 5. Nous avons recensé 5 cas de pancréatites œdémateuses et 5 cas de pancréatites nécrotico-hémorragiques. Ces pancréatites étaient souvent résolutives et sans récidive après arrêt définitif du médicament incriminé.
Mohamed Mattous, Soufiane Belabbes
Ismaïl Lawani, Aboudou Raimi Kpossou, Bruno Noukpozounkou, Freddy Houehanou Rodrigue Gnangnon, Yacoubou Imorou Souaibou, Dansou Gaspard Gbessi, Benjamin Hounkpatin, Fancis Moïse Dossou, Jean-Léon Olory-Togbe
La pancréatite aigue est un évènement rare pendant la grossesse. Elle est associée à une forte mortalité maternelle et fœtale. La lithiase biliaire est l’étiologie la plus fréquente, mais dans beaucoup de cas, la cause reste indéterminée. Nous rapportons ici le cas d’une patiente de 37 ans qui a présenté à 29 semaines d’aménorrhée une pancréatite aiguë révélée par une occlusion intestinale aiguë fébrile. Le diagnostic a été fait en per opératoire. Dans les suites opératoires la patiente a fait une fausse couche, puis est décédée au 8ème jour post opératoire.
Coulibaly Mahamadoun, Houari Nawfal, Boukatta Brahim, Hicham Sbai, Kanjaa Nabil
Les pancréatites aigues grave peuvent se compliquer de pseudo kystes qui peuvent conduire à la formation de fistules, ces fistules peuvent être dirigées vers différentes régions avec différentes manifestations cliniques. Ces manifestations extra pancréatiques de la pancréatite aigue constituent, par leurs particularités cliniques, biologiques et radiologiques, un réel apport au diagnostic positif. Le pronostic est celui de la pancréatite et dépend du site de la fistulisation. Le traitement par laparotomie a longtemps été le «Gold Standard», ces dernières années ont vu le développement de moyens moins invasifs et donc offrants un minimum de morbi-mortalité (Chirurgie mini invasive, drainage percutané). Nous rapportons l'observation d'un patient ayant séjourné dans notre structure.
Speranta Dumitru
Face à la pandémie du Covid-I9, la plupart des États du monde ont décidé, au mépris des recommandations de l'OMS, de fermer les frontières a toutes les nationalités à l'exception de leurs propres ressortissants. Le chapitre analyse ce double réflexe nationaliste, spatial et social, qui a ralenti les décisions sanitaires appropriées.
Nabil Belfeki, Monia Smiti Khanfir, Imed Ben Ghorbel, Fatma Said, Mohamed Habib Houman
La panniculite est une manifestation rare au cours des dermatomyosites (DM). L'apparition d'une panniculite au cours d'un traitement par du méthotrexate (MTX) est exceptionnelle et n'a été décrite que dans 3 cas. Nous rapportons l'observation d'une patiente âgée de 50 ans atteinte d'une DM diagnostiquée en 1997 et traitée par une corticothérapie avec une évolution favorable aux plans clinique et biologique. A l'occasion d'une rechute 2 ans plus tard, la corticothérapie a été majorée et du méthotrexate à une dose hebdomadaire de 7,5 mg a été rajouté. L’évolution était rapidement favorable. Dix-huit mois plus tard, la patiente présentait de multiples nodules sous cutanés siégeant aux 4 membres et aux fesses, dont l'examen anatomopthologique concluait à une panniculite. Il n'existait aucun signe d’évolutivité de la DM. La dose de prédnisone a été augmentée à 0,5 mg/kg/j toujours en association au MTX mais sans aucune amélioration. Le MTX a été arrêté et les lésions cutanées ont complètement disparu en 2 mois sans aucune récidive avec un recul actuel de 42 mois. Notre observation est particulière par la survenue d'une panniculite chez une patiente ayant une DM traitée par du MTX et illustre la difficulté diagnostique. Cette entité doit être connue malgré son caractère exceptionnel puisque l'arrêt du MTX induit en général la disparition des nodules sous cutanés.
Hedfi Mohamed, Charfi Mehdi, Messaoudi Ikram, Moussa Myriam, Bouhawala Habib, Chouchene Adnene
La panniculite mésentérique est une inflammation non spécifique du mésentère. Sa présentation clinique est variable en fonction du stade de la maladie Les signes cliniques sont principalement des douleurs mais la moitié des patients restent asymptomatiques. Une masse abdominale palpable, perte de poids nausées et vomissements. Il peut exister un syndrome inflammatoire d’intensité variable. La panniculite est évoquée devant une hyperdensité du mésentère au scanner avec des adhérences avec les organes de voisinage. Histologiquement il existe dégénérescence des adipocytes à l’origine d’une réaction à corps étranger, puis apparaissent des lésions inflammatoires lymphoplasmocytaires. Nous rapportons une nouvelle observation de panniculite mésentérique associé à une pancréatite aiguë.
Loïc Epelboin, Philippe Abboud, Karim Abdelmoumen, Frédégonde About, Antoine Adenis, Théo Blaise, Romain Blaizot, Timothée Bonifay, Morgane Bourne-Watrin, Mathilde Boutrou, Gabriel Carles, Pierre-Yves Carlier, Jean-François Carod, Luisiane Carvalho, Pierre Couppié, Bertrand De Toffol, François Delon, Magalie Demar, Justin Destoop, Maylis Douine, Jean-Pierre Droz, Narcisse Elenga, Antoine Enfissi, Yves-Kénol Franck, Alexis Fremery, Mélanie Gaillet, Hatem Kallel, Arsène Amadouhé Kpangon, Anne Lavergne, Paul Le Turnier, Lucas Maisonobe, Céline Michaud, Rémi Mutricy, Mathieu Nacher, Richard Naldjinan-Kodbaye, Margot Oberlis, Guillaume Odonne, Lindsay Osei, Jean Pujo, Sébastien Rabier, Brigitte Roman-Laverdure, Cyril Rousseau, Dominique Rousset, Nadia Sabbah, Vincent Sainte-Rose, Roxane Schaub, Karamba Sylla, Marc-Alexandre Tareau, Victor Tertre, Camille Thorey, Véronique Vialette, Gaëlle Walter, Magaly Zappa, Félix Djossou, Nicolas Vignier
RésuméSource de nombreux mythes, la Guyane représente un territoire exceptionnel par la richesse de sa biodiversité et par la variété des communautés qui la composent. Seul territoire européen en Amazonie, entouré du géant brésilien et du méconnu Suriname, on y lance des fusées Ariane 6 depuis Kourou tandis que 50% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Cette situation paradoxale est source de problématiques de santé spécifiques à ce territoire, qu'il s'agisse de maladies infectieuses à germes méconnus, d'intoxications, ou de pathologies chroniques.Certaines maladies infectieuses telles que la fièvre Q, la toxoplasmose, la cryptococcose ou l'infection à VIH sont communes aux pays tempérés, mais présentent en Guyane des spécificités entraînant une prise en charge et un raisonnement médical parfois différents. Parallèlement à ces pathologies, de nombreuses maladies tropicales sont par ailleurs présentes sur un mode endémique et / ou épidémique telles que le paludisme, la leishmaniose, la maladie de Chagas, l'histoplasmose ou la dengue.De plus, la dermatologie amazonienne est extrêmement variée, allant de pathologies rares, mais graves (ulcère de Buruli, lèpre), à d'autres fréquentes et bénignes telles que les poux d'agouti (acariens de la famille des Trombiculidae) ou la papillonite. Les envenimations par la faune sauvage ne sont pas rares, et méritent une prise en charge appropriée au taxon incriminé. Les pathologies obstétricale, cardiovasculaire et métabolique cosmopolites prennent parfois en Guyane une dimension particulière à prendre en compte dans la prise en charge des patients. Enfin, différents types d'intoxication sont à connaître par les praticiens, notamment aux métaux lourds.Les ressources de niveau européen offrent des possibilités diagnostiques et thérapeutiques inexistantes dans les pays et régions des environs, permettant ainsi la prise en charge de maladies peu connues ailleurs.Du fait de ces mêmes ressources de niveau européen, la rec
Erwan OEHLER, Rémi MAYAN, Stéphane LASTÈRE, Jean-Marc SÉGALIN, Bertrand REMAUDIÈRE, Lam NGUYEN, Jérôme DEBACRE, Bertrand CONDAT, Van-Mai CAO-LORMEAU, Hervé BOSSIN, Clémence GATTI HOWELL, Marine JULLIEN, Sébastien NUNEZ, Ronan DELAVAL, Raphaël BUON, Rainui RICHAUD, Éric PARRAT, Stéphane SAUGET, Pierre GUSTIN, Shari-Lane BOTCHE, Philippe GENET, Johan SEBTI, Moerani REREAO, Loïc DURAND, Philippe DUPIRE, Jean-François BUTAUD, Cristel THOMAS, Loïc EPELBOIN
RÉSUMÉTahiti ou le « mythe du Paradis », Bora Bora ou la « Perle du Pacifique ». Qui n’a jamais voulu prendre l’avion et venir se poser sur les plages paradisiaques de la Polynésie, territoire français aux antipodes de la France hexagonale perdu au milieu du Pacifique ? Et pourtant, l’on ne s’imagine pas que 60 % des Polynésiens vivent en dessous du seuil médian de bas revenu métropolitain ou que l’espérance de vie est inférieure à celle de la métropole en raison de l’importante prévalence des maladies cardiovasculaires avec les trois quarts de la population en surpoids.Outre les maladies métaboliques non transmissibles, différentes pathologies communes aux pays tempérés présentent en Polynésie des spécificités dont la prise en charge et le raisonnement médical diffèrent parfois. En effet, en Polynésie où les îles s’étendent sur un territoire grand comme l’Europe, les retards de prise en charge sont fréquents et il peut parfois sembler difficile de renvoyer des patients malades dans leur île isolée. Certaines pathologies autrefois courantes en France comme le rhumatisme articulaire aigu y sévissent toujours, d’autres, comme la goutte, présentent un caractère rarement vu ailleurs en matière de prévalence ou de gravité.Même si l’éloignement géographique l’a préservée de nombre de maladies tropicales dont le paludisme, la rage ou les animaux dangereux, la Polynésie présente un large éventail de maladies infectieuses comme les arboviroses, la leptospirose, la tuberculose, la lèpre ou l’angiostrongylose. Les infections cutanées sont très fréquentes et, avec elles, leur corollaire de complications dont les endocardites et les infections ostéoarticulaires. La mer, qui est omniprésente, expose aussi à quelques dangers comme l’intoxication par la ciguatéra et expose aussi à certains organismes marins.La prise en charge se fait selon les standards modernes de la médecine grâce aux ressources de niveau européen permettant des possibilités diagnostiques et thérapeutiques inexis
Nehal Maja, Ouafa Hocar
Hicham El Bote, Sihem Atik, Rami Fares, Ernest Hage
Le papillome inversé de la vessie est une tumeur urothéliale rare et bénigne, qui apparaît généralement à l’âge adulte avec une nette prédominance masculine. L’hématurie macroscopique est le symptôme révélateur le plus fréquent, les signes radiologiques et cystoscopiques ne sont pas toujours spécifiques. Son diagnostic de certitude repose sur l’examen anatomopathologique. Le traitement est basé sur la résection endoscopique avec coagulation du lit tumoral. Une surveillance au long cours est nécessaire en raison de son association relativement fréquente avec le carcinome urothélial.Inverted papilloma of the bladder is a rare and benign urothelial tumor, which usually affects adult patients with a clear male predominance. Macroscopic haematuria is the most frequent revealing symptom. Radiologic and cystoscopic signs are not always specific. Definitive diagnosis is based on anatomo-pathological examination. Treatment is based on endoscopic resection with coagulation of the tumor bed. Long term monitoring is necessary due to its common association with urothelial carcinoma.
Moustapha Ndiaye, Ciré Ndiaye, Mame Sanou Diouf, Ndèye Oumy Sarr, Abdou Sy, Malick Ndiaye, Abdourahmane Tall
IntroductionLe Papillome Inversé (PI) est une tumeur bénigne nasosinusienne rare caractérisée histologiquement par une invagination de l'épithélium de surface dans le chorion sous-jacent. Elle se distingue par une forte agressivité locale, une tendance à la récidive et par son risque imprévisible d'association à un carcinome épidermoïde. L'objectif de l'étude était de rapporter les données épidémiologiques, cliniques, paracliniques ainsi que d'évaluer les résultats de la chirurgie endoscopique endonasale.MéthodesIl s'agit d'une étude rétrospective portant sur une série de 13 patients colligés au Service d'Oto-Rhino-Laryngologie du centre hospitalier national universitaire de Fann, du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2017. Ont été inclus dans l'étude tous les patients suivis pour un papillome inversé confirmé à l'examen anatomopathologique.RésultatsL'âge moyen de nos patients était de 44 ans et le sex-ratio (H/F) de 2,25. Tous les patients avaient présenté une obstruction nasale alors que la rhinorrhée était présente dans 53% des cas suivis de l'épistaxis dans 30% des cas. La symptomatologie était latéralisée à droite dans 69% des cas, 23% à gauche et 7% de façon bilatérale. La rhinoscopie antérieure avait permis de visualiser une masse endonasale chez tous les patients. Tous les patients avaient bénéficié d'une TDM; l'IRM avait été réalisée chez un seul patient. L'exérèse du PI par voie endoscopique endonasale avait été effectuée chez 10 patients (76,9%) alors que la voie externe avait été utilisée dans 23% des cas. La chirurgie avait permis de préciser la base d'implantation de la tumeur qui était de l'ordre de 46% dans le sinus maxillaire, 15% dans le cornet inférieur, 15% dans le cornet moyen, 7% dans la bulle ethmoïdale et 7% dans la paroi latérale de la fosse nasale. Un patient avait eu une récidive du papillome inversé après un délai moyen de 26 mois. L'association maligne s'était révélée par un cas de dégénérescence maligne en carcinome épidermoïde.ConclusionL
Mehdi Chihani, Karim Nadour, Mohamed Touati, Youssef Darouassi, Haddou Ammar, Brahim Bouaity
Le papillome inversé est une tumeur bénigne naso-sinusienne rare, marquée par une forte agressivité locale, un taux élevé de récidive après chirurgie et un risque imprévisible d'association à un carcinome épidermoïde. Il s'agit d'une étude rétrospective de 22 cas de papillome inversé, colligés entre janvier 2000 et décembre 2012 au service d'oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale de l'hôpital militaire Avicenne de Marrakech. L'objectif de ce travail est d’étudier le profil épidémiologique, clinique, endoscopique, radiologique, thérapeutique et évolutif du papillome inversé. Le sex-ratio a été de 3,7 en faveur du sexe masculin avec une moyenne d’âge de 44 ans et un pic de fréquence entre la quatrième et la cinquième décade. Les symptômes cliniques ont été dominés par l'obstruction nasale. Le bilan radiologique faisant appel au couple TDM et IRM naso-sinusiennes constitue un moyen essentiel pour le diagnostic positif et dans choix de la technique opératoire. La voie vestibulaire sous labiale de Rouge Denker a été utilisée chez 4 patients, 12 patients ont bénéficié d'une chirurgie endoscopique endonasale et 6 patients d'une combinaison des deux voies précédentes. Cinq patients ont eu une récidive du papillome inversé, après un délai moyen de 26 mois.
Hasnaa Zaouri, Baderddine Hassam
Inssaf Ramli, Badredine Hassam
Sekou Samadoulougou, Fati Kirakoya-Samadoulougou, Sophie Sarrassat, Halidou Tinto, Fidèle Bakiono, Issa Nebié, Annie Robert
BackgroundOver the past ten years, Rapid Diagnostic Tests (RDT) played a major role in improving the use of biological malaria diagnosis, in particular in poor-resources settings. In Burkina Faso, a recent Demography and Health Survey (DHS) gave the opportunity to assess the performance of the Paracheck® test in under five children nationwide at community level.MethodsA national representative sample of 14,947 households was selected using a stratified two-stage cluster sampling. In one out of two households, all under five children were eligible to be tested for malaria using both RDT and microscopy diagnosis. Paracheck® performance was assessed using miscroscopy as the gold standard. Sensitivity and specificity were calculated as well as the diagnosis accuracy (DA) and the Youden index.ResultsThe malaria infection prevalence was estimated at 66% (95% CI: 64.8-67.2) according to microscopy and at 76.2% (95% CI: 75.1-77.3) according to Paracheck®. The sensitivity and specificity were estimated at 89.9% (95% CI: 89.0-90.8) and 50.4% (95% CI: 48.3-52.6) respectively with a Diagnosis Accuracy of 77% and a Youden index of 40%. The positive predictive value for malaria infection was 77.9% (95% CI: 76.7-79.1) and the negative predictive value was 72.1% (95% CI: 69.7-74.3). Variations were found by age group, period of the year and urban and rural areas, as well as across the 13 regions of the country.ConclusionWhile the sensitivity of the Paracheck® test was high, its specificity was poor in the general under five population of Burkina Faso. These results suggest that Paracheck® is not suitable to assess malaria infection prevalence at community level in areas with high malaria transmission. In such settings, malaria prevalence in the general population could be estimated using microscopy.
Aurélie Deveau
Idriss Benatiya Andaloussi, Mustapha Maaroufi, Mohammed Benzagmout, Taoufiq Harmouch, Meryem Abdellaoui, Salima Bhallil, Siham Tizniti, Mohammed Chaoui Elfaiz, Afaf Amarti, Hicham Tahri
Les paragangliomes sont des tumeurs neuroendocrines développées aux dépens du système nerveux parasympathique. Ils peuvent se localiser n’ importe où dans l’organisme depuis la tète et cou jusqu’au pelvis. La localisation orbitaire de cette tumeur est très rare. Nous présentons le cas d’un patient âgé de 37 ans qui présente depuis 4 mois une exophtalmie unilatérale droite, d’installation progressive, sans douleur ni baisse de l’acuité visuelle associés. L’examen général montre une tuméfaction sous le cuire chevelu, sans adénopathies locorégionales ni hépato ou splénomégalie. La tomodensitométrie retrouve un processus tumoral occupant le cadran supéro-externe de l’orbite droite, mesurant 38 mm de grand axe, envahissant la paroi supérieure et externe de l’orbite avec une importante ostéolyse. Un body scan révèle alors une métastase pulmonaire. L’examen histopathologique complétés par l’immunohistochimie, réalisé après biopsie, révèle un marquage cytoplasmique par l’anticorps anti-chromogranin, l’anticorps anti-synaptophysine et un marquage des vaisseaux par l’anticorps anti-CD31 soulignant l’architecture en zellbalen des nids tumoraux. Cet aspect est en faveur d’un paragangliome malin. Une exérèse chirurgicale incomplète suivie d’une radiothérapie adjuvante, sont alors réalisés. L’origine exacte de cette tumeur au sein de l’orbite reste très controversée. L’exophtalmie reste le principal signe révélateur. La tomodensitométrie, l’imagerie par résonnance magnétique et la scintigraphie au Metaiodobenzylguanidine radioinonisée à l’iode (MIBG-I131) permettent d’orienter le diagnostic et faire un bilan d’extension de la tumeur. Le diagnostic de certitude repose sur l’histopathologie et l’immunohistochimie. L’excision totale de la lésion est le traitement de choix pour les lésions bien délimitées. Dans les formes plus étendues le traitement repose sur l’excision incomplète associée à une radiothérapie adjuvante ou au MIBG I 131. La localisation orbitaire du paragangliome res
Hanan El Ouahabi, Nadia Anoun