Le lambeau bilobe de Zitelli dans la reconstruction d’un CBC de la pyramide nasale
Karim Bourra, Samir Mazouz
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Karim Bourra, Samir Mazouz
Othmane Yddoussalah, Lahyani Mounir, Karmouni Tarik, Elkhader Khalid, Koutani Abdellatif, Ibn Attya Andaloussi Ahmed
Les tumeurs bénignes du muscle lisse sont fréquentes dans le tractus gastro-intestinal et génito-urinaire, et rares au niveau rétro péritonéal. Leur prévalence parmi les tumeurs rétropéritonéales primitives a été estimée entre de 0,5 à 1,2%. Une situation qui conduit à des erreurs de diagnostic. On rapporte dans cet article deux cas de léiomyome rétropéritonéal (LRP) retrouvés chez des femmes âgées entre 47et 54 ans. L'imagerie a mis en évidence une masse rétro-péritonéale, ce qui a motivé une exérèse totale de la tumeur. L'examen anatomopathologique de la pièce opératoire a posé le diagnostic de léiomyome rétro-péritonéal. L’évolution sans récidive était bonne.
Kadouri Youssef, Ousmane Nago Dembele, Ziani Idriss, Hachem Elsayegh, Ali Iken, Lounis Benslimane, Yassine Nouini
Le léiomyosarcome de la vessie est une tumeur rare hautement maligne. Il survient aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte avec une incidence maximale au-delà de 60 ans. Il semble atteindre préférentiellement le sexe masculin avec un sexe ratio 3/1. Sa présentation clinique est non spécifique et dominée par l'hématurie. La résection endoscopique de la vessie avec un examen anathomopathologique permet de poser le diagnostic. Le traitement du léiomyosarcome de la vessie reste sujet à de nombreuses controverses du fait de la rareté des cas rapportés dans la littérature. Cependant le traitement de choix semble être une cystectomie totale précédée d'une chimiothérapie néo-adjuvante lorsque l'état général du patient le permet. Nous rapportons une série de 3 cas de léiomyosarcome vésical qui ont été traités tous par une cystectomie totale avec des suites opératoires simple.
Abdelouahed Lasri, Hamza Lamchahab, Mounir Lahyani, Tarik Karmouni, Khalid Elkhader, Abdellatif Koutani, Ahmed Ibn Attya Andaloussi
Les tumeurs para testiculaires sont des tumeurs rares et complexes qui ont une symptomatologie insidieuse et pauvre. Les formes bénignes représentent 70%. Le lipome para testiculaire étant le type le plus fréquent. L'examen clinique est peu spécifique. L'examen échographique est la pierre angulaire pour assoir le diagnostic. Le traitement chirurgical s'impose en cas de tumeur symptomatique, l'histologie étant habituellement typique permet la confirmation diagnostique. Le pronostic est bon malgré d’éventuelles récidives.
Maha Mael-ainin, Karima Senouci
Sanaa Krich, Kawtar Inani, Mariame Meziane, Fatima Zohta Souilmi, Samir Atmani, Mustapha Hida, Taoufik Harmouch, Afaf Amarti, Fatima Zohra Mernissi
Le lupus érythémateux systémique (LES) juvénile est une connectivite rare, d’évolution plus sévère que chez l'adulte. Les cas familiaux sont exceptionnels. Il s'agissait de deux familles (5 patients atteints), chez qui on a objectivé un LES juvénile chez deux sæurs âgées de 14 ans et 6 ans respectivement chez la première famille, deux frères, âgés de 20 ans et 6 ans respectivement plus une sæur âgée de 10 ans chez la deuxième famille. Dans tout les cas le diagnostic de lupus systémique a été posé selon les nouveaux critères du groupe du SLICC (Systemic Lupus International Collaborating Clinics). Tous les patients ont été mis sous photoprotection, dermocorticoïdes et antipaludéens de synthèse sauf dans deux cas où la corticothérapie a été administrée. L’évolution a été favorable après le traitement dans la majorité des cas. Nous rapportons ces cas afin de discuter les particularités épidémiologiques, physiopathologiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques.
Aicha Nassiri, Fatima Zahra Mernissi
Elboukhari Ali, Nador Karim, Attifi Hicham, Zalagh Mohamed
Les lymphangiomes kystiques sont des lésions congénitales bénignes prédominantes nettement au niveau de la région de la tête et du cou plus particulièrement dans le triangle cervical postérieur. Ces malformations des vaisseaux lymphatiques sont fréquemment diagnostiquées chez l'enfant. Nous rapportons le cas clinique d'un lymphangiome kystique du plancher buccal ayant survenu chez un adulte de 28 ans et qui s'est étendu progressivement vers la région sous mandibulaire gauche. La tumeur suspecté cliniquement a été bien exploré à la tomodensitométrie. Le traitement a consisté en une exérèse complète par voie endobuccale avec étude histologique qui a confirmé le diagnostic d'un lymphangiome kystique macroscopique. Le suivi à quatre ans n'a montré aucune récidive.
Ahmed Saadi, Haroun Ayed, Omar Karray, Walid Kerkeni, Abderrazak Bouzouita, Mohamed Cherif, Riadh Ben Slama, Amine Derouiche, Mohamed Chebil
Le lymphangiome kystique est une tumeur bénigne malformative rare des vaisseaux lymphatiques à localisations diverses. La localisation rétropéritonéale est moins fréquente comparée à celle mésentérique. Sa présentation clinique est polymorphe. Le diagnostic est évoqué par l'imagerie mais il nécessite une confirmation histologique. Le traitement de choix est chirurgical. Notre objectif est d'étudier les manifestations cliniques, les complications, les aspects diagnostiques et thérapeutiques de cette tumeur. Nous rapportons une série de 5 cas de lymphangiomes kystiques rétropéritonéaux (4 femmes et un homme) opérés dans notre service entre les années 2004 et 2014. Leurs dossiers ont été examinés rétrospectivement. Le suivi était basé sur l'examen clinique et l'échographie abdominale. L´âge moyen était de 45 ans. Le suivi moyen était de 32,6 mois. La symptomatologie révélatrice la plus fréquente était les douleurs et/ou une masse abdominale. Le scanner abdominal était l'examen le plus utile au diagnostic. Une exérèse complète était réalisée d'emblée chez quatre patients et elle était différée après cinq ans de surveillance par une échographie annuelle chez un. Dans un cas, on a eu recours à une néphrectomie. Aucune récidive ni complication n´ont été notées chez les 5 patients. le lymphangiome kystique à localisation rétropéritonéale est une affection rare. Sa prise en charge thérapeutique repose sur une exérèse complète, de cas de lésions symptomatiques ou de complications, pour limiter le risque de récidive. Cette dernière peut être différée chez les patients asymptomatiques.
Chantal Zoungrana Ouattara, Angèle Kalmogho, Caroline Yonaba, Chantal Gabrielle Bouda, Ghislaine Yaméogo, Ludovic Kam
Le lymphœdème est l'accumulation de liquide lymphatique dans les espaces interstitiels, celui de l’enfant, la maladie de Milroy, est rare, héréditaire, autosomique dominante à pénétrance partielle. Nous rapportons un cas de maladie de Milroy chez une fillette de 7 ans vue, pour érysipèle sur grosse jambe droite congénitale. Des antécédents de gros membre congénital existent dans la famille maternelle. L’examen retrouvait une grosse jambe droite oedématiée et douloureuse à la palpation, avec une lichenification de la peau en regard et un érysipèle cutané. Le bilan paraclinique objectivait un lymphœdème cutané avec atteinte vasculaire à type d’ectasie de la saphène droite. Le caryotype de type féminin, était sans anomalie, n’excluant pas des remaniements chromosomiques de petite taille. Le traitement a constitué en une kinésithérapie, des bandages, le port de bas de compression et une psychothérapie. Ce premier cas décrit au Burkina Faso témoigne de la rareté de la pathologie mais surtout des difficultés diagnostiques liées à l’insuffisance des investigations paracliniques.
Zenab Alami, Touria Bouhafa, Abderrahmane Elmazghi, Khalid Hassouni
Bien que le lymphome malin Hodgkinien ou (maladie de Hodgkin) ne représente que 10% de tous les lymphomes, c'est l'un des sous-types de lymphomes les plus communs diagnostiqués pendant la grossesse, en grande partie à cause de l'incidence maximale de la maladie qui coïncide avec l'âge de reproduction. La prise en charge d'une patiente enceinte atteinte d'une maladie de Hodgkin nécessite une approche multidisciplinaire, ainsi qu'une communication efficace avec le patient et sa famille. L'objectif est d'optimiser les chances de guérison de la mère tout en permettant l'accouchement d'un enfant en bonne santé. Nous rapportant un cas rare d'une patiente enceinte diagnostiquée pour une maladie de Hodgkin à 17 semaines d'aménorrhée.
Mouad Statoua, Maha Mokrim, Jihad El Ghanmi, Tariq Karmouni, Khalid El Khadir, Abdellatif Koutani, Ahmed Iben Attya, Hassan Errihani
Les tumeurs de vessie constituent les tumeurs les plus fréquentes de l'appareil uro-génital chez l'homme, le type histologique est dominé par le carcinome urothéliale, la localisation primitive du lymphome malin est extrêmement rare et constitue souvent une surprise diagnostique quand elle est retrouvée. Nous rapportons à travers cette observation le cas d'un patient pris en charge au sein de notre formation qui a bénéficié, suite a un bilan d'hématurie objectivant une formation bourgeonnante intra vésicale a l’échographie abdominale, d'une résection transurétrale de la vessie d'un polype géant dont les résultats anapathologies sont revenus en faveur d'un lymphome primitif de la vessie, le patient a bénéficié d'une chimiothérapie adjuvante a base de RCHOP, les suites étaient simples et une surveillance cystoscopique et scannographique n'a pas objectivé de récidive avec un recul de 18 mois. Le lymphome primitif de la vessie est une entité rare, sa chimio sensibilité fait de ce type de tumeur une maladie curable, le diagnostic est histologique et vu la rareté de l'affection aucun consensus n'est standardisé.
Hanane Chenna, Hanane Berhil, Karima Nouni, Hanane Kabbaj, Hanane Zaidi, Ahmedou Toulba, Hanan El Kacemi, Khalid Hassouni, Tayeb Kebdani, Brahim Khalil El Gueddari, Noureddine Benjaafar
Les lymphomes non hodgkiniens primitifs de la thyroïde sont rares : ils représentent moins de 2 à 5 % des cancers de la thyroïde. L'objectif de ce travail est de revoir les stratégies diagnostiques et thérapeutiques actuelles des lymphomes non hodgkiniens primitifs de la thyroïde tout en présentant notre expérience à l'Institut national d'oncologie. Nous rapportons à travers une étude rétrospective, sept cas des lymphomes non hodgkiniens primitifs de la thyroïde colligés à l'Institut National d'Oncologie au Maroc entre 2004 et 2008. Sept patients ont été inclus dans notre étude, l’âge médian au moment du diagnostic était de 50 ans, avec sexe ratio de 2.5 à prédominance féminine. Le diagnostic histopathologique avec l'immunomarquage après chirurgie a conclu dans tous les cas à un lymphome malin non hodgkinien : 3 patientes avec un lymphome de type MALT, et les 4 autres avec un LMNH à grandes cellules de phénotype B. Une thyroïdite chronique lymphocytaire d'Hashimoto coexistante avec le lymphome malin primitif de la thyroïde était retrouvée chez une patiente. Concernant le traitement du lymphome, 5 patientes ont reçu une polychimiothérapie, et les 2 autres ont bénéficié d'un traitement combiné comportant la chimiothérapie et la radiothérapie. Une patiente est décédée 3 mois après la fin du traitement. Le suivi médian des autres patients était de 24 mois et on ne notait aucune récidive de lymphome. Les lymphomes non hodgkiniens primitifs de la thyroïde sont rares. Le traitement combiné par une chimiothérapie et radiothérapie a prouvé son efficacité. Le pronostic des stades localisés est généralement favorable.
Badr Fedoul, Khalid Chakour, Mohamed El Faiz Chaoui
Nous rapportant dans cette étude, les résultats de l'expérience du service de neurochirurgie du CHU Hassan II de Fès dans la prise en charge du mal de pott dans la région de Fès. Il s'agit d'une étude rétrospective de quatre-vingt-deux cas; étalée sur une période de cinq ans (janvier 2002 au décembre 2006). L'objectif de ce travail était d'illustrer les différents aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de la localisation vertébrale de la tuberculose dans notre pratique. L'âge moyen de nos patients était de 43,1 ans, avec une légère prédominance féminine (53,82%). La durée d'évolution de la maladie était longue (dix mois en moyenne); ceci est expliquée par la symptomatologie initiale insidieuse faite de rachialgies (98,78%) et une admission des patients au stade de complications neurologiques (41,46%). La radiographie standard était réalisée chez tous nos patients, et complétée par la TDM dans 86.58% des cas ce qui a permis de déceler la prédominance de l'atteinte dorsale et lombaire. L'IRM est l'examen de choix, elle était demandée chez tous les malades déficitaires (37,8%).Tous nos patients ont bénéficié d'un traitement antibacillaire associé à une immobilisation du foyer pottique. Une décompression par voie antérieure était réalisée chez 29 patients (35,36%); alors que la laminectomie n'était pratiquée que chez 5 patients (6.09%), tandis que l'évacuation de l'abcès de psoas était réalisée chez 25 patients (30,48%). Le diagnostic de certitude histologique était posé dans 51 cas (62,19%). Les meilleurs résultats étaient obtenus chez les malades opérés par voie antérieure, 26 cas (89,65%) de récupération totale et 3 cas (10,34%) partielle. L'évolution vers la consolidation et la fusion vertébrale était la règle chez tous nos malades et ceci au bout de 4 à 18 mois après le traitement.
Coraline Tran
L’intérêt supérieur de l’enfant en santé est de pouvoir jouir du meilleur état possible selon la Convention internationale des droits de l’enfant. Missionnée par le ministère de la Santé, l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a édité un rapport en 2020 permettant de réaliser un état des lieux national de l’organisation des soins de santé de l’enfant en France. Cette thèse s’en inspire et propose un état des lieux cinq ans plus tard, sur un terrain rural bourguignon comprenant une structure de soin de proximité qu’est le Centre Hospitalier de Semur-en-Auxois. Elle interroge ainsi, à l’aide d’une étude qualitative par questionnaire ouvert, les généralistes ayant une activité ambulatoire installés dans l’Avallonnais, l’Auxois-Morvan et le Châtillonnais. L’objectif était d’explorer la perception qu’avaient ces médecins des difficultés et des besoins locaux en santé de l’enfant, puis de les analyser dans la perspective de dégager des axes de réflexion susceptibles d’être utiles à une amélioration de l’organisation de l’offre de soin pédiatrique locale. Ainsi, cette étude met en évidence une réalité contrastée du médecin généraliste, celle d’un rôle indispensable mais trop peu reconnu selon eux dans la santé de l’enfant en milieu rural. Face aux transformations du paysage médical, la clarification de leur rôle, le renforcement des liens interprofessionnels, et l’évolution de la formation sont autant de leviers nécessaires pour une prise en charge pédiatrique de qualité.
Élise Vandenbulcke
Introduction : le médecin généraliste tient un rôle pivot dans l'organisation et le suivi de la fin de vie à domicile. Il doit faire face à plusieurs difficultés. L'objectif de ce travail était d'analyser les prises en charge des patients en fin de vie à domicile par les médecins généralistes de la Somme. Matériel et méthodes : étude quantitative menée à partir d'un questionnaire diffusé auprès des médecins généralistes de la Somme. Résultats : 71 réponses ont été analysées. 62% des médecins suivaient entre 1 et 3 patients en fin de vie à domicile par an. Le manque de temps et l'adaptation des thérapeutiques sont les principales difficultés de médecins dans ce domaine. Avec l'HAD le patient bénéficie d'un maintien à domicile dans un certain confort et d'un support technique majeur. Cependant, cette solution écarte l'équipe paramédicale locale et rend le rôle du médecin coordonnateur ambigu. Les réseaux de soins palliatifs ont pour avantage de délivrer des conseils de prise en charge mais le délai d'intervention est long. Les médecins répondants attendent une formation plus adaptée, la mise en place d'une astreinte la nuit et les week-ends au sein des réseaux et une aide à la rédaction de prescriptions anticipées. Conclusion : le travail en équipe avec les entités de soins palliatifs est une des solutions pour faire face aux difficultés et favoriser ces prises en charge à domicile. Cette collaboration pourrait être améliorée par une meilleure communication entre les intervenants et la mise en place d'un guichet unique.
Guillaume Gest
Introduction : le syndrome de l'intestin irritable (SII) est un motif fréquent de consultation en médecine de ville, et sa prise en charge peut parfois s'avérer complexe par le médecin généraliste. Les recommandations internationales les plus récentes conseillent l'utilisation d’une méthode de diagnostic positive ainsi que le recours aux probiotiques et au régime sans FODMAPs. L'objectif de cette étude a été d'analyser les pratiques diagnostiques et thérapeutiques des médecins généralistes concernant la prise en charge des patients atteints du SII, étant donné l'absence de recommandations officielles françaises. Matériel et méthode : étude observationnelle descriptive : un questionnaire comprenant 18 questions a été envoyé aux médecins généralistes installés libéraux en activité du département de l'Aisne dans les hauts-de-France, après accord téléphonique, durant la période du 1er juin 2023 au 27 juillet 2023. Résultats : parmi les 347 médecins sélectionnés, 186 ont accepté de participer à l'étude et 65 réponses exploitables ont été obtenues. Concernant le diagnostic du SII, 69,2 % des médecins généralistes interrogés ont déclaré réaliser au moins un examen complémentaire. Les examens les plus réalisés étaient la biologie sanguine (67,7 %), la tomodensitométrie abdomino-pelvienne (32,3 %) et l'échographie abdomino-pelvienne (29,2 %). 33,9 % des médecins interrogés ont estimé la coloscopie comme indispensable au diagnostic. Les traitements de première ligne les plus utilisés étaient les antispasmodiques (73,8 %), les laxatifs osmotiques (72,3 %), les probiotiques à visée régulatrice du transit (64,6%) et les pansements digestifs à base d’argile (63,1%). Ces traitements étaient jugés comme modérément efficaces par la majorité des médecins interrogés. Les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine étaient peu utilisés (12,3 %) en tant que traitement de seconde intention, les anxiolytiques leurs étant préférés (38,5 %). 76,9 % des médecins in
Francesco Orlando
Introduction : Depuis la découverte des vaccins, l'information sur la vaccination est généralement transmise par les médecins généralistes en consultation. Malgré les changements récents, tels que la mise en place de campagnes d'information médiatique sur la vaccination et l'extension de la possibilité de vaccination à d'autres professionnels de santé, l'une des principales limites de la politique vaccinale française est l'hésitation des médecins. Une thèse réalisée en Picardie en 2016, a révélé un taux de 6.5% d'hésitation vaccinale parmi les médecins traitants. Depuis, la loi sur l'obligation vaccinale chez les nourrissons et la pandémie de la Covid-19 ont eu un impact sur l'attitude des médecins envers la vaccination. Notre thèse cherche à répondre à la question de savoir si l'hésitation vaccinale chez les médecins généralistes a changée après ces deux événements majeurs, et comment ils font face aux changements de la politique vaccinale. Matériels et méthodes : Six cents médecins généralistes, 200 par département, ont été tirés au sort pour répondre à un questionnaire de 13 questions, envoyé soit par mail, soit par courrier. Résultats : Nous avons reçu cent-huit réponses, soit un taux de réponse de 18%. 3.7% des médecins se sont définis " vaccinateurs hésitants ", trois d'entre eux à cause de la pandémie, étant " vaccinateurs favorables " auparavant. Le changement d'hésitation vaccinale par rapport à 2016 n'est pas significatif (p 0.40), Odds Ratio : 1.83 [95% CI, 0.56-6.00]. La loi sur l'obligation vaccinale de 2018 a eu un impact moins important que la pandémie de la Covid 19 sur l'hésitation vaccinale. Les médias ont joué un rôle important pendant la pandémie, 34.3% des généralistes les ayant utilisés comme source d'information. Face à un refus, les médecins ont souvent la sensation de ne pas pouvoir convaincre les patients, mais les informent des risques et des bénéfices. La majorité des médecins reste favorable à la vaccination, cependant plusieurs médecins
Sarah Herda
Introduction : être médecin ne protège ni des risques professionnels ni des accidents et maladies de la vie personnelle. Les conditions de travail des médecins généralistes se sont dégradées avec la crise sanitaire et les projections démographiques ne permettent pas d’envisager une amélioration d’ici les dix prochaines années. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer le ressenti des médecins généralistes en tant que patient afin de comprendre le retentissement de leur maladie sur leur exercice professionnel. L’objectif secondaire était de recueillir auprès des médecins malades des propositions pour améliorer leur santé et celle de leurs confrères. Matériel et méthodes : nous avons mené une étude qualitative en procédant à des entretiens individuels semi-dirigés auprès de quatorze médecins généralistes picards confrontés à la maladie. Les entretiens ont été analysés selon la méthode de la théorisation ancrée. Résultats : le travail était la priorité des médecins. L’auto-prescription était privilégiée mais ils étaient conscients de manquer d’objectivité. La rapidité d’accès aux soins était le principal avantage du statut de médecin. Mais la relation avec les confrères était biaisée par la crainte de jugements réciproques. Les médecins avaient le sentiment d’être en moins bonne santé et moins bien soignés que leurs patients. La maladie altérait leurs compétences d’empathie et de discernement entrainant un risque d’erreur médicale. Certains cessaient définitivement leur activité. D’autres devenaient de meilleurs médecins encore grâce à l’expérience de la maladie et du vécu de patient. Pour améliorer leur santé, des mesures coercitives (médecine du travail obligatoire, interdiction d’auto-prescription et d’auto-déclaration en tant que médecin traitant) étaient proposées ainsi que la création de structures dédiées aux soignants. Discussion : l’image du médecin infaillible est ancrée dans la culture médicale. Elle impose au praticien un sacrifice sur sa santé po
Sanaa Zaoui, Farid Hakkou, Houda Filali, Youssef Khabal, Illias Tazi, Lahoucine Mahmal
IntroductionLe médicament générique est souvent une origine de préjugés négatifs et de méfiance chez les professionnels de santé et les patients. Ceci pourrait être dû à plusieurs facteurs entre autre le manque des connaissances du patient sur ces médicaments. Le but de notre étude était d’évaluer l'information du consommateur sur les médicaments génériques et apprécier leur utilisation de ces médicaments.MéthodesIl s'agit d'une étude transversale réalisée de Janvier à Mars 2010 auprès de 251 sujets. Un questionnaire comprenant dix questions fermées a été utilisé. Les questions concernaient l’évaluation des connaissances sur les médicaments génériques, les sources d'information, le degré de confiance et d'information des patients sur ces médicaments. Une analyse descriptive simple des différentes variables a été réalisée.RésultatsDans notre étude, 126 sujets (50,2%) ont répondu connaître les médicaments génériques. Parmi eux, 52,3% les utilisaient et 67,4% estimaient qu'ils étaient insuffisamment informés sur ces médicaments. Les cadres supérieurs et les étudiants ont représenté la catégorie qui utilisait le plus les médicaments génériques (respectivement dans 40,9% et 25,7%) et qui était la mieux informée (respectivement dans 61,9% et 23,81%). Le faible coût a été la principale motivation d'utilisation du médicament générique (93,9%). Les médias ont représenté la première source d'information (59,5%). Après sensibilisation, 88,8% des sujets qui ne connaissaient pas le médicament générique ont été favorable à son utilisation.ConclusionUne promotion efficace par une politique d'information soutenue auprès des consommateurs et par des mesures incitatrices à la prescription et à la délivrance du générique par les médecins et les pharmaciens, pourront améliorer l'utilisation de ces médicaments dans notre pays.
Jamal Drissi, Mariam Affane, Abdelhamid Elomrani, Mouna Khouchani
Le médulloblastome est une tumeur neuro-ectodermique primitive maligne. Il s'agit d'une tumeur rare chez l'adulte, représentant moins de 1% des tumeurs cérébrales. Nous proposons une étude rétrospective réalisée au sein du service d'Oncologie-Radiothérapie du CHU Mohamed VI de Marrakech sur une période de 13 ans. Le but de notre travail est de déterminer le profil épidémioclinique, thérapeutique, évolutif ainsi que les facteurs pronostiques de cette entité pathologique avec une revue de la littérature. Notre série comportait 13 patients, 10 hommes et 3 femmes, l’âge médian a été 20,8 ans. Le tableau clinique a été révélé par un syndrome d'hypertension intracrânienne (100%), associée à un syndrome cérébelleux (84%). La localisation était hémisphérique (31%) et vermio-hémisphérique (54%). 31% des patients ont bénéficié d'une exérèse chirurgicale totale. 85% des cas avaient une variante classique et 15% une variante desmoplasique. 30% des cas avaient été classés à «risque standard» et 70% à «haut risque». La chirurgie avait été complétée d'une radiothérapie de l'ensemble du névraxe selon la technique de «jonctions mobiles» dans tous les cas. Le délai moyen était de 73 jours. Une chimiothérapie adjuvante avait été réalisée chez 9 cas. Avec un recul moyen de 21.3 mois, l’évolution a été marquée par une récidive tumorale (4 cas), une toxicité auditive (6 cas) et des troubles cognitifs chez un cas. La prise en charge du médulloblastome doit être multidisciplinaire associant neurochirurgiens et oncologues radiothérapeutes. Cette collaboration est le seul garant d'une amélioration de son pronostic.
Wafa Rekik, Aida Goucha, Mohamed Moncef Hamdane, Boutheina Debbabi, Ahmed EL May, Amor Gammoudi
Le mélanome muqueux primitif de la fosse nasale est une tumeur maligne très agressive, rare, constituant 1% de l’ensemble des mélanomes. Sa symptomatologie est non spécifique et son diagnostic est anatomo-pathologique, appuyé par l’immunohistochimie. Son traitement est essentiellement chirurgical basé sur une résection large de la tumeur. Le pronostic est défavorable, caractérisé par des récidives et des métastases fréquentes et un taux de survie bas. Nous rapportons dans ce travail un nouveau cas de mélanome malin primitif de la fosse nasale, tout en précisant les caractéristiques de cette tumeur.
Amal Errachdi, Brice Nkoua Epala, Amal Asabbane, Naoual Kabbali, Mariem Hemmich, Tayeb Kebdani, Noureddine Benjaafar
Le mélanome malin des fosses nasales est une tumeur rare mais très agressive, de traitement complexe et de pronostic défavorable. Son traitement relève en principe d'une prise en charge essentiellement chirurgicale complétée par une radiothérapie. L'objectif de ce travail est de rapporter les caractéristiques cliniques, thérapeutiques et évolutives des mélanomes des fosses nasales. Nous avons analysé rétrospectivement 10 cas de mélanomes des fosses nasales suivis à l'institut national d'oncologie de Rabat. La rhinoscopie avec biopsie a permis la confirmation histologique du diagnostic de mélanome. Le bilan d'extension comprenait une tomodensitométrie ou imagerie par résonnance magnétique du massif facial, une radiographie thoracique et une échographie abdominale. Dans notre série, l’âge médian était de 67.5 ans, avec une prédominance féminine (7femmes et 3hommes). Le délai médian de découverte était de 6 mois. Deux patients étaient métastatiques d'emblée, et toutes les tumeurs étaient localement avancées au moment du diagnostic. Sept patients ont été opérés avec des limites chirurgicales envahies dans 2 cas et 3 patients étaient inopérables. 2 patients ont été irradiés après la chirurgie et 2 patients ont reçu une chimiothérapie arrêtée au moment de la progression. Deux patients ont récidivé après traitement, et un patient était en mauvais état général et a bénéficié uniquement de soins palliatifs. Tous les patients sont décédés avec un délai médian de survie de 12 mois. Le mélanome malin muqueux des fosses nasales, bien que rare, demeure une pathologie de pronostic défavorable et pose des problèmes de prise en charge.
Amal Bennani, Hinde el Fatemi, Sanae Erraghay, Hind Mobakir, Hassania Ameurtess, Ihsane Souuaf, Kaoutar Moumna, Karima Idrissi, Asmae Zriouel, Nadia Squalli, Abdelaziz Banani, Affaf Amarti
Le mélanome malin primitif de l'appareil génital féminin est une tumeur extrêmement rare. Il est fréquemment observé au niveau de la vulve mais il est rare au niveau du col utérin et du vagin. Il est le plus souvent diagnostiqué à un stade tardif à l'occasion de métrorragies ou de masse tumorale. Son histogénèse a été longtemps débattue. Le diagnostic est anatomo-pathologique avec recours nécessaire à l'étude immunohistochimique. Sa prise en charge n'est pas codifiée avec plusieurs thérapeutiques proposées notamment dans le mélanome métastatique. Son pronostic est désastreux, associé à un taux élevé de récidives et à une courte survie. Les auteurs présentent trois observations, de mélanomes primitifs vaginal, vulvaire et cervical, chez trois patientes âgées respectivement de 70, 65 et 40 ans. Et à travers ces observations, ils mettent en relief les principaux aspects cliniques, histologiques, thérapeutiques de cette entité avec une revue de la littérature.