Congrès de la SFMTSI - Santé en Méditerranée Pathologies - Migrations - Environnement 22-24 mai 2024 Saint-Raphaël, France
Jean JANNIN
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9415 ressources
Jean JANNIN
Stéphanie NTSAME NGOUA, Josaphat IBA BA, Sophie CONIQUET, Ghislaine MOUSSIROU SOUMBOU, Jean Bruno BOGUIKOUMA
RésuméIntroductionLa conidiobolomycose ou entomophthoromycose rhinofaciale est une mycose sous-cutanée tropicale rare, réalisant dans les formes évoluées un aspect dysmorphique, typique, du visage en « museau d'hippopotame », dont peu de cas ont été rapportés dans la littérature.MéthodologieNous présentons l'observation d'un patient de 25 ans, vivant en zone équatoriale, au sud du Gabon en environnement forestier humide.RésultatsLes données histologiques de la biopsie cutanée associées à la présentation clinique étaient compatibles avec le diagnostic de conidiobolomycose. L’évolution initiale était favorable sur le plan esthétique sous itraconazole 300 mg/jour pendant 2 mois et corticothérapie (bolus de méthylprednisone 240 mg/jour pendant 3 jours relayée per os à la dose de 0,5 mg/kg/jour (soit 30 mg/jour) de prednisone), maintenue pendant 3 mois. L'amélioration moyenne nasale n'a pu être complétée par une chirurgie et le malade a été perdu de vue.ConclusionCette deuxième observation de conidiobolomycose au Gabon dans la même province, fait de la Ngounié, un écosystème privilégié de cette affection.
Katelyn Lemaitre
L'automédication est la prise d'un ou plusieurs médicaments par une personne sur sa propre initiative, lui donnant une certaine autonomie en matière de santé. Les antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont parmi les médicaments les plus vendus sans ordonnance. Ce projet vise à évaluer les connaissances des patients vis-à-vis de cette classe médicamenteuse, ainsi que la qualité de la dispensation des pharmaciens d'officine. Pour ce faire, deux questionnaires ont été déposés dans différentes officines de l'Oise (60), un pour les patients et un autre pour les pharmaciens d'officine. 55 patients et 20 pharmaciens ont participé à l'étude. Les résultats ont mis en évidence que les patients participants ont peu de connaissances sur cette classe thérapeutique et considèrent les AINS comme étant équivalents au paracétamol, malgré la bonne attitude des pharmaciens lors de la délivrance des médicaments. Cependant, les pharmaciens interrogés ont montré une faiblesse dans leur rôle de prévention et de gestion des effets indésirables. Il est donc primordial de prendre des mesures de santé publique pour éduquer la population générale sur les risques de l'automédication avec les AINS, et de renforcer le rôle des pharmaciens d'officine en matière de prévention et de gestion des effets indésirables pour minimiser les risques associés à cette pratique. En somme, l'étude montre qu'il y a des lacunes dans la connaissance des patients et dans les pratiques des pharmaciens dans l'automédication avec les AINS, et qu'il est important de prendre des mesures pour améliorer ces défauts.
Kévin Pierre
Introduction : les effets bénéfiques de l'activité physique sur la grossesse sont connus, pourtant celle-ci est devenue de plus en plus rare. La Haute Autorité de Santé française a publié des recommandations en 2019. L'objectif de cette étude était d'évaluer les connaissances des médecins généralistes et de mettre en place si nécessaire une formation. Matériels et méthode : une étude analytique, observationnelle, descriptive et transversale sous forme d'enquête de pratique, à partir d'un questionnaire, a été transmise à des médecins généralistes des Hauts-de-France de mai à juin 2022. Résultats : 243 questionnaires ont été analysés. Les médecins déclaraient voir 4,6 patientes enceintes mensuellement et 38,7 % des médecins généralistes proposaient à leur patiente sédentaire de débuter une activité physique. Les conseils apportés étaient hétérogènes avec la présence « d'idée reçues » comme le risque de fausse couche spontanée et de menace d'accouchement prématuré. Ils n'étaient que 4,8% à connaître l'existence des recommandations françaises. Par ailleurs, les outils proposés par la HAS n'étaient pas tous adaptés à la pratique clinique. Cependant ils étaient 90,7 % à être intéressés par ce sujet et 57,8% souhaitaient une formation complémentaire. Conclusion : ce travail a permis de sensibiliser les médecins généralistes sur ce sujet. Une fiche pratique synthétique sur l'activité physique en cours de grossesse a été rédigée afin d'être diffusée aux médecins.
Benilde Izizag Bepouka, Hippolyte Situakibanza, Yamin Kokusa, Aliocha Nkodila, Francine Kizunga, Florian Kiazayawoko
Introductionla réduction de l'incidence de nouvelles infections liées au VIH est un objectif de santé publique. L’objectif de l’étude était d’évaluer la connaissance et volonté de prescrire la PrEP à Kinshasa.Méthodesil s’agit d’une étude transversale à visée analytique auprès des prestataires de soins de 4 structures de prise en charge de VIH/SIDA de la ville de Kinshasa d’avril à octobre 2017. Les analyses univariées et multivariées par régression logistique ont été effectuées pour identifier les facteurs associés à la connaissance et la volonté de prescrire la PrEP.Résultatsquatre-vingt-cinq prestataires ont répondu à l’enquête. Moins du quart des prestataires connaissaient la PrEP avant l’enquête et la moitié avait la volonté de la prescrire. La barrière à cet acte évoquée était la résistance (83%). Les facteurs associés à la connaissance de la PrEP étaient la spécialité d’infectiologie et l’expertise en VIH. Les facteurs associés à la volonté de prescrire la PrEP étaient l’âge supérieur à 40 ans, la spécialité d’infectiologie et l’expertise en VIH.Conclusionla connaissance de la PrEP à Kinshasa était faible et seule la moitié des prestataires était disposée à la prescrire. Etre médecin infectiologue et expert en VIH était associé à la connaissance et la volonté de prescrire. Les futurs programmes d'éducation devraient renforcer la connaissance sur la PrEP et aborder les préoccupations identifiées dont les barrières à la prescription.
Madeline Voyen, Phi Linh Nguyen-Thi, Lucie Germain, Benoît Pétré, Mohamed Omar Younsi, J Mathieu, Olivier Ziegler, Philip Böhme
L’approche patient partenaire de soins (APPS) implique de considérer le patient comme un membre à part entière de l’équipe de soins.
Julienne Noude Teclessou, Bayaki Saka, Abravi Emefa Sabli, Abla Séfako Akakpo, Abas Mouhari-Touré, Koussake Kombate, Palokinam Pitche
Introductionle but de cette étude était de décrire les connaissances, attitudes et pratiques du personnel des salons de coiffure sur l'infection à VIH à Lomé.Méthodesil s'est agi d'une étude descriptive, dont la population d'étude était constituée par les patrons et les apprentis des salons de coiffure de la préfecture d'Agoè-nyivé à Lomé entre le 1er octobre 2016 et le 31 mars 2017. Les différents paramètres étudiés étaient les données sur la connaissance générale du VIH, les attitudes et pratiques sur le VIH/sida dans les salons de coiffure.Résultatsau total, 203 patrons et apprentis présents dans les 68 salons de coiffure des préfectures d'Agoè-nyivé ont été enquêtés. L'infection à VIH/ sida était connue par tous (100%) les participants et 79,3% d'entre eux la définissaient comme étant une infection sexuellement transmissible. Le port de tablier ou de gants avant certains gestes de coiffure était fait dans respectivement 33(51,5%) et 35(48,5%) salons de coiffures. Aussi, dans 60(88,2%) salons de coiffure, une décontamination des objets tranchants était faite avant leur usage. Cependant, l'alcool était le désinfectant le plus utilisé par la majorité (89,3%) du personnel des salons de coiffure. Aussi, l'ébullition pendant en moyenne 7 minutes était réalisée par 79,8% des coiffeurs. En cas d'accident d'exposition au sang, 69,6% du personnel des salons de coiffure faisaient un nettoyage du site exposé avec de l'alcool.Conclusioncette étude a montré que les coiffeurs/coiffeuses et leurs apprentis ont de bonnes connaissances sur l'infection à VIH/sida, sur ses modes de transmission et ses moyens de prévention dans les salons de coiffure. Cependant, certaines pratiques dont les méthodes de désinfections du matériel souillé et la conduite en cas d'accidents d'exposition au sang étaient mauvaises.
Alexandra Lefevre-Hinchis
Introduction : En France, la pilule contraceptive est le moyen de contraception le plus utilisé chez les 15-34 ans et notamment chez les 15-24 ans. On constate également une augmentation de l'utilisation de la contraception d'urgence mais un nombre d'IVG qui n'a pas diminué. Il s'avère que les défauts d'observance vis-à-vis de la contraception sont les causes principales du recours à l'IVG. Ce travail est une évaluation des connaissances des hommes et des femmes âgés entre 18 et 25 ans sur la conduite à tenir en cas d'oubli de pilule. Matériel et Méthode : Une étude prospective et analytique a été effectuée à l'aide d'un questionnaire anonyme. Ce dernier a été distribué dans les rues d'Amiens et de Lille et partagé sur les réseaux sociaux. Résultats : Concernant les situations à risque de grossesse, elles n'étaient pas identifiables comme telles par toute la population interrogée. Pour ce qui est de la conduite à tenir en cas d'oubli de pilule, l'information la plus méconnue était le fait qu'il était nécessaire d'enchainer les plaquettes de pilule lorsque l'oubli concernait un comprimé de la dernière semaine des comprimés actifs. Une grande partie de la population interrogée disait avoir eu des informations sur la pilule et la conduite à tenir en cas d'oubli. Les principales sources de ces informations étaient les médecins traitants, les gynécologues et les sages-femmes. Conclusion : Il a été observé des connaissances relativement suffisantes mêmes si elles n'étaient pas parfaites et unanimes. Ces connaissances ont tout de même montré la nécessité de les approfondir.
Florent Le Fur
Contexte : les directives anticipées de fin de vie permettent à toute personne majeure de préciser à l’avance ses souhaits concernant sa fin de vie. Pour autant elles restent peu connues et peu utilisées, notamment en psychiatrie. Objectif de l’étude : évaluer à l’aide d’un questionnaire la connaissance des directives anticipées qu’ont les psychiatres et internes en psychiatrie, et en repérer les limites. Résultats : les répondants ne se sentaient pas suffisamment informés sur le sujet mais se considéraient impliqués en tant que psychiatres dans les questions autour de la fin de vie. Pour autant, seulement un tiers des répondants abordait ce sujet avec leurs patients. Les symptômes spécifiques à la psychiatrie pouvaient constituer un frein à l’évocation du sujet. Conclusion : l’abord du sujet de la fin de vie reste insuffisant en France et la psychiatrie ne fait pas exception. Les données scientifiques montrent pourtant qu’en parler avec le patient permet de le rassurer et de proposer un projet de soins adapté. Il apparaît donc important de mieux former ou informer les professionnels, mais aussi la population, sur le sujet de la fin de vie, afin d’aborder plus sereinement ces projets de soins avec les équipes et les patients.
Mélissa Vitoux
Introduction : l'incidence des infections sexuellement transmissibles ne diminue pas et celle du VIH stagne. L'objectif est d'explorer les connaissances des étudiants infirmiers sur le thème des IST et de participer à l'amélioration de celles-ci. Matériel et méthode : étude observationnelle transversale multicentrique auprès de 586 étudiants infirmiers de l'IFSI du CHU Amiens Picardie et de l'IFSI du CHI Compiègne-Noyon. Le recueil de données a été fait via un questionnaire anonyme numérique et sous format papier. Un niveau de connaissances a été attribué à chaque étudiant en fonction du score obtenu aux différentes questions. Résultats : la majorité des étudiants a un niveau de connaissances bon ou très bon sur les connaissances approfondies (situations à risques, prévention, dépistage). La majorité a un niveau de connaissances bon ou très bon sur les généralités (germes, symptômes, complications). Toutefois, les étudiants expriment le besoin d'approfondir leurs connaissances après avoir répondu au questionnaire (31% avant vs 45% après). Il n'y a pas de différence significative de niveau de connaissances entre les filles et les garçons. Discussion : les résultats concordent en majorité avec d'autres études réalisées auprès d'étudiants en santé ou de jeunes (18-25 ans). Les lacunes observées concernent la vaccination, le risque des rapports oraux et la conduite à tenir en cas de prise de risque. Conclusion : pour répondre au souhait d'approfondissement de leurs connaissances, un travail en petit groupe sur des cas cliniques serait intéressant. Nous pourrions également compléter cette étude en comparant connaissances et attitudes, pour savoir s'ils mettent en pratique leurs connaissances théoriques.
Karima Zine, Samira Nani, Imad Ait Lahmadi, Abderrahmane Maaroufi
IntroductionLe cancer du sein représente un problème de santé publique majeur au Maroc. C'est le premier cancer chez la femme. L'objectif de ce travail était d'évaluer les connaissances des médecins généralistes (MG) en matière de dépistage du cancer du sein dans la préfecture de Mohammedia Maroc.MéthodesNous avons mené une étude transversale, descriptive, exhaustive incluant les 97 MG exerçant dans les établissements de soins de santé de base du secteur public et privé de la province de Mohammedia.RésultatsLe taux de participation était de 87%. L'âge moyen des MG était de 49,6 ± 8,1. Quatre-vingt pour cent (n=55) des MG ont donné une incidence incorrecte, 77,6% (n=85) ont reconnu l'existence d'un plan national de prévention et de contrôle du cancer (PNPCC) au Maroc, et 67,1 des MG ont rapporté l'existence d'un registre du cancer au Maroc. Le secteur d'activité était associé significativement avec les connaissances des MG sur le PNPCC et sur l'existence d'un guide de détection précoce du cancer du sein avec respectivement (p=0,003 et p=0,001). Une association significative entre l'ancienneté et l'existence d'un guide de détection précoce du cancer du sein et d'un registre du cancer du sein a été retrouvée avec (respectivement p=0,005 et p=0.002).ConclusionÀ la lumière de ces résultats il faudra renforcer les connaissances et les pratiques des MG par la promotion de la formation initiale et continue sur le dépistage.
Sonia Kechaou-Cherif, Mohamed Hsairi, Aida Bouratbine, Alia Benkahla, Samy Khoufi, Karim Aoun
Introductionla connaissance du paludisme, de ses facteurs de risque et de sa prophylaxie par les voyageurs se rendant en zones d'endémie est fondamentale. Elle permet d'éviter les cas graves de la maladie et de prévenir la reprise de la transmission dans des pays indemnes. Cette étude vise à évaluer les connaissances des voyageurs tunisiens quant au paludisme, sa transmission, sa prévention et leur adhésion aux mesures prophylactiques.Méthodesune enquête basée sur deux questionnaires anonymes (pré et post voyage) a été menée auprès d´adultes voyageant vers les pays endémiques. Le 1er questionnaire a été suivi d´un entretien médical centré sur les risques encourus et les mesures prophylactiques.Résultatsau total, 289 voyageurs ont été recrutés dont 99% (n=286) se déplaçaient en Afrique subsaharienne et 84,4% (n=244) pour des raisons professionnelles. Leur moyenne d´âge était de 42,3 ans (± 12,5). La proportion des hommes était de 74,4% (n=218). En pré-voyage, 53,3% (n=154) avaient conscience d´un risque de paludisme et 28% (n=81) connaissaient les modalités de transmission. La recommandation d´une chimioprophylaxie n´était connue que par 62,3% (n=180) et 43,6% (n=126) comptaient en prendre (p < 0,01). Une meilleure adhésion aux mesures de protection dont la chimioprophylaxie a été notée en post-voyage avec des attitudes qualifiées de bonnes ou excellentes de 64,2% (n=95) au retour contre 23,7% (n=35) avant l´entretien (< 0,001).Conclusionles connaissances des voyageurs tunisiens à propos du paludisme sont insuffisantes. Un renforcement de l´information s´impose particulièrement par le biais de consultations spécialisés dont l´utilité a été démontrée.
Cossi Angelo Attinsounon, Cossi Athanase Hounnankan, Comlan Albert Dovonou, Cossi Adébayo Alassani, Sourakatou Salifou
IntroductionL’objectif de cette étude était d’évaluer les connaissances et attitudes des relais communautaires vis-à-vis des fièvres hémorragiques à virus Ebola et Lassa et leur implication dans la mise œuvre des activités de prévention de ces maladies.MéthodesUne enquête transversale descriptive a été menée auprès des relais communautaires recrutés par tirage au sort dans 40 villages du département de la Donga. Ces relais faisaient la prise en charge à domicile des maladies respiratoires, diarrhéiques et du paludisme chez les enfants de moins de cinq ans. Un questionnaire anonyme a été administré par interview directe. Les données ont été analysées à l’aide du logiciel Epi-info 3.5.1.RésultatsAu total 58 relais communautaires (RC) ont participé à cette enquête sur les 60 attendus. L’âge moyen était de 38,7±10,6 ans avec un sex-ratio de 3,5. Il y avait majoritairement trente cinq cultivateurs (60,3%) et treize revendeuses (22,4%). Quarante huit enquêtés (82,8%) reconnaissaient les deux maladies comme étant graves, mortelles et transmissibles. Les trois principales voies de transmission citées étaient le contact ou la consommation de gibiers (87,9%), le contact direct avec les personnes infectées (74,1%) ou leurs cadavres (46,6%). Les principaux moyens préventifs énumérés étaient en lien avec les voies de transmission. La fièvre (81,0%), les vomissements (81,0%) et la diarrhée (60,3%) venaient en tête des symptômes cités. Seulement vingt-deux RC (37,9%) disposaient de gants mais les utilisaient rarement pour examiner les enfants malades. Quant à la conduite à tenir devant un cas suspect de fièvre hémorragique virale Lassa ou Ebola, quarante-et-un relais communautaires (70,7%) feraient recours aux agents de santé sans toucher au malade, neuf (15,5%) feraient appel à l’ambulance et huit (13,8%) transporteraient le cas sur leur propre moto ou sur un taxi-moto vers le centre de santé le plus proche.ConclusionLe renforcement des capacités des relais communautaires sur les
Majda Sebbani, Latifa Adarmouch, Isam Azzahiri, Wafa Quiddi, Mohamed Cherkaoui, Mohamed Amine
IntroductionDécrire les connaissances, attitudes et pratiques (CAP) des hommes d'une population enclavée à l'égard de la santé reproductive.MéthodesIl s'agissait d'une étude mixte (focus group et étude CAP) menée dans une région montagneuse prés de Marrakech. L'enquête descriptive a recruté 74 hommes par deux méthodes d'échantillonnage (visiteurs du souk hebdomadaire et accompagnateurs à une compagne sanitaire). La collecte des données (Mars - Avril 2014) était par questionnaire traduit en dialectale et administré par des enquêteurs formés parlant Amazigh. L'analyse des données quantitatives était descriptive et bivariée (seuil de signification statistique à 5%). Le focus group était analysé après enregistrement et retranscription.RésultatsLa médiane de l'âge était de 38 ans [19 à 80 ans]. Parmi 64 hommes vivant en couple (86,5%), la moitié (55,4%) optait pour la pilule. Les 2 tiers ont reconnu l'intérêt de surveiller la grossesse, tandis que 37% des maris ignoraient la fréquence du suivi. Le non recours à la consultation prénatale était de 56,9% (N=58), dont 42,4% sans raison. Le niveau d'instruction était associé au suivi de la grossesse par la conjointe (p=0,015) et à l'attitude positive à l'égard de son intérêt (p=0,011). La méconnaissance de la possibilité de complications (35,1% des répondants) était un facteur de non recours à la consultation post-natale par la conjointe (p=0,021). Les barrières relevées de l'analyse du focus group étaient d'ordre culturel, géographique et socioéconomique.ConclusionDes actions d'information, d'éducation et de communication devraient viser d'avantage l'implication du sexe masculin dans des contextes similaires.
Benoît Mbiya Mukinayi, Didier Kalombo Kalenda, Stéphanie Mbelu, Béatrice Gulbis
IntroductionLa drépanocytose est très fréquente en République Démocratique du Congo (RDC). Cette étude évalue le niveau de connaissance et les comportements de familles concernées ainsi que l’impact de cette maladie dans leur quotidien.MéthodesC’est une étude transversale, sur un échantillon non aléatoire, menée du 15 juin au 15 août 2015 auprès de 50 familles concernées par la drépanocytose à Mbujimayi en RDC.RésultatsSur 50 familles étudiées, 22 familles avaient plus d’un enfant drépanocytaire. L’âge médian au diagnostic était de 1 an. Le diagnostic était clinique dans 42% (21) des cas. Chaque premier enfant drépanocytaire faisait en moyenne annuellement 3 crises douloureuses, 4 épisodes de fièvre, recevait 2 transfusions sanguines et était hospitalisé 3 fois. 62% (31) des familles n’avaient pas un revenu mensuel suffisant pour la prise en charge de leur(s) enfant(s), 96% (48) des familles souhaite la création d’un centre de référence de prise en charge et 94% (47) acceptent de s’y abonner si le montant annuel est inférieur à 100$.ConclusionLe niveau des connaissances dans les familles concernées par la drépanocytose à Mbujimayi est faible. La création d’un centre de référence et la possibilité d’un montant fixe annuel pour la prise en charge des patients est une stratégie qui peut être mise en œuvre à Mbujimayi afin d’améliorer la prise en charge des enfants la drépanocytaires.
Océane Noël
Introduction : l’obésité de l’adolescent constitue un problème majeur de santé publique, particulièrement dans la région Hauts-de-France où sa prévalence reste élevée. Elle résulte d’interactions complexes entre alimentation, activité physique, temps d’écran et sommeil. Ainsi notre objectif principal est de déterminer si les adolescents scolarisés dans la région Hauts-de-France connaissent les recommandations nutritionnelles en termes de prévention de l’obésité et s’ils les appliquent au quotidien. Matériels et méthodes : pour cela, une étude observationnelle transversale a été menée auprès de 586 collégiens de 5e et de 3e de la Somme et du Pas-de-Calais, issus de milieux urbains et ruraux. Un questionnaire auto-administré anonyme a exploré les connaissances et pratiques des élèves dans quatre domaines : alimentation, activité physique, écrans et sommeil. Résultats : un tiers des élèves ne prend pas de petit-déjeuner. La recommandation « 5 fruits et légumes par jour » est connue par 62,8 %, mais peu appliquée. En effet, 37% ne consomment pas de légumes lors des principaux repas. Si 60 % sont inscrits en club sportif, près d’un sur trois ne pratique pas l’heure quotidienne recommandée. Près de ¾ des élèves ont une consommation d’écran excédant les deux heures d’écrans par jour recommandées et un quart dépasse les six heures quotidiennes. Il existe une corrélation significative entre un IMC plus élevé et un déficit de sommeil. Enfin, 88 % des élèves identifient l’obésité comme source de complications. Conclusion : l’obésité adolescente est multifactorielle. La prévention doit être globale, intégrant alimentation, activité physique, sommeil et écrans. Le médecin généraliste a un rôle clé dans le dépistage et l’accompagnement, pour aider à mettre en place les recommandations connues mais non appliquées.
Lantonirina Ravaoarisoa, Mamy Jean Jacques Razafimahatratra, Hanitriniaina Rasolofozafy, Dolorès Pourette, Jean De Dieu Marie Rakotomanga, Julio Rakotonirina
Introductionla malnutrition par insuffisance d´apport alimentaire reste un défi majeur des pays à faible et moyen revenu. La présente étude vise à identifier les constructions socioculturelles qui interviennent dans les présentations de la malnutrition.Méthodesune étude qualitative a été réalisée dans la région Amoron´i Mania, Madagascar. Les participants sont constitués par les femmes enceintes, les mères et pères de famille, les grand-mères ainsi que les acteurs de la santé comme les matrones, les agents communautaires et les agents de santé. Au total, 24 entretiens individuels semi-directifs et 6 focus groups ont été réalisés pour collecter les données. L´analyse thématique a été utilisée.Résultatsla malnutrition renvoie à une idée de manque d´aliments et de sous-alimentation. Elle tourne autour de la consommation quantitative du riz, des faits socioculturels et des problèmes de ressources financières. Les groupes vulnérables étaient principalement les enfants et les femmes enceintes. La perception de la malnutrition avec ses signes était grave, mais c´est une situation à laquelle la population a fini par s´adapter. Ainsi, des moyens ont été mis en œuvre par les familles pour lutter contre la malnutrition.Conclusionle contexte socioculturel module les connaissances et la perception sur les causes, les manifestations et le caractère vulnérable ou non d´un individu ainsi que sur la gravité de la malnutrition.
Jean Claude Romaric Pingdwindé OUÉDRAOGO, Joseph W. JATTA, Dennis TABIRI, Mathieu NITIEMA, Mohamed Bonewendé BELEMLILGA
RésuméIntroductionLe programme ghanéen de lutte contre les maladies tropicales négligées visait à sensibiliser la population aux géohelminthiases et à atteindre une couverture de 100 % de la chimiothérapie préventive (CTP) d'ici 2020. Cette étude vise à déterminer les facteurs associés au niveau de connaissances des enfants d’âge scolaire et à décrire leurs perceptions à Krachi East Municipal au Ghana.Patients et méthodesIl s'agissait d'une étude transversale à collecte quantitative et dans les ménages, effectuée en juillet-août 2020. Les enfants de 7-14 ans et leurs tuteurs, consentant librement à participer à l’étude, ont été sélectionnés selon un échantillonnage stratifié à deux degrés. Ainsi, 5 communautés rurales et 3 communautés urbaines ont été sélectionnées par échantillonnage aléatoire simple. Puis, un échantillonnage systématique a été appliqué pour sélectionner les enfants et leurs tuteurs dans les ménages. Les statistiques descriptives ont concerné individuellement les variables quantitatives et qualitatives. Une régression logistique binaire uni et multivariée a été réalisée pour déterminer les facteurs associés au niveau de connaissances des enfants, considérant un niveau de signification de 5 %.Résultats352 enfants et 352 tuteurs provenant principalement de Dambai (66,48%) ont été interrogés. L’âge médian des enfants était de 11 (IIQ : 9-12) ans et les enfants étaient âgés de 7 à 14 ans. La majorité des enfants étaient de sexe masculin (53,13%), et les tuteurs de sexe féminin (66,48%). Les tuteurs avaient un âge compris entre 15 et 74 ans, avec un âge médian de 36 (IIQ : 30-45) ans. Ils étaient le plus souvent mariés (79,55%). La plupart des enfants ont perçu un bénéfice associé à la CTP (334; 94,89%). La proportion d'enfants percevant un risque associé à la CTP ne différait pas significativement de celle des enfants n'en percevant pas (49,72 % contre 50,28 %; p = 0,8802). Pour les élèves, les enseignants étaient leur principale source d'information s
Wedminère Noélie ZOUNGRANA-YAMEOGO, Dominique Hélène Laurel YABRE, Fidèle BAKIONO, Toussaint COMPAORE, Arielle Rita BELEM, David KANGOYE, Christian Philippe YONLI, Ouo Mireille COULIBALY, Koiné Maxime DRABO
RÉSUMÉIntroductionAu Burkina Faso, depuis l'introduction de la thérapie antirétrovirale contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), plusieurs dispositifs d'aide à l'observance au traitement ont été mis en place pour améliorer les résultats du traitement et prévenir la résistance. L'objectif de notre étude était d'évaluer les connaissances et les perceptions des personnes vivant avec le VIH (PvVIH) sur ces dispositifs d'aide à l'observance thérapeutique existant dans la région du Plateau-Central.MéthodesNous avons mené une étude descriptive dans la région du Plateau-Central, l'une des 13 régions du Burkina Faso. Les PvVIH ont été sélectionnées au fur et à mesure qu'elles venaient à leur visite de suivi. Les informations ont été collectées par entretien à partir d'un questionnaire standardisé. L'observance a été calculée sur la base des déclarations des personnes. Les personnes qui avaient pris totalement leurs médicaments le mois précédent l'enquête étaient considérées comme observantes. Les variables quantitatives ont été calculées en utilisant la moyenne et les variables qualitatives la proportion.RésultatsAu total, 347 PvVIH ont été prises en compte dans l’étude. Parmi elles, 69 % étaient des femmes, l'âge moyen était de 45,6 ± 12,2 ans. La durée moyenne de suivi du traitement était de 8,6 ± 5 ans. La proportion des personnes observantes au traitement était de 80 % IC95 % [75-84]. Presque toutes les PvVIH (99,7 %) connaissaient l'existence des dispositifs d'aide à l'observance. Les principaux dispositifs connus étaient l'approvisionnement semestriel en médicaments antirétroviraux (RAVI6M) (71 %), les groupes de discussion (69,9 %), l'entretien avec la personne (69,9 %) et le counseling (64,2 %). Le ravitaillement communautaire en médicaments antirétroviraux en dehors des structures de santé, récemment introduit, était moins connu (42,2 %). Les dispositifs les plus utilisés étaient l'entretien avec la personne (64 %), le counseling (62 %) et le RAVI6M (61,
Oumar Bassoum, Ndèye Marème Sougou, Ousmane Djiby Ndiaye, Makhtar Camara, Djibril Fall
Introductionles étudiants en pharmacie sont parmi les futurs professionnels de la santé qui devraient jouer un rôle essentiel dans la lutte contre la résistance bactérienne (RB). L´objectif de notre travail était d´étudier les connaissances et pratiques des étudiants en fin d´études de pharmacie sur la RB et l´utilisation des antibiotiques.Méthodesl´étude était transversale, descriptive et analytique. La population d´étude était constituée des étudiants inscrits en master 2 et en doctorat de pharmacie de l´Université Cheikh Anta Diop durant l´année 2019. Les données étaient collectées entre juillet et octobre 2019 au moyen d´un questionnaire électronique dont le lien était partagé à travers le réseau social WhatsApp. Les connaissances étaient évaluées avec une échelle de Likert à cinq niveaux tandis que des questions fermées étaient utilisées pour déterminer les pratiques. Les analyses descriptives ont été réalisées. Les facteurs associés aux pratiques étaient identifiés à l´aide de la régression logistique. Les analyses sont réalisées avec le logiciel Epi Info™ 7.2.2.16. Le seuil de signification était fixé à 0,05.Résultatssur les 559 étudiants éligibles, 278 ont répondu au questionnaire, soit un taux de participation de 60,6%. Parmi eux, 72,3% ont déclaré avoir consommé des antibiotiques durant les 12 mois précédant l´enquête. Concernant les connaissances, 85,6% des étudiants interrogés avaient un niveau suffisant. En outre, 38,2% des étudiants avaient des pratiques inadéquates. Celles-ci étaient associées au fait d´avoir un parent ou un ami comme agent de santé (OR = 1,69; p-value = 0,04), d´être en doctorat (OR = 0,55; p-value = 0,02) et d´avoir un niveau de connaissances insuffisant (OR = 2,21; p-value = 0,02).Conclusioncette étude a montré que la consommation des antibiotiques est élevée chez les étudiants en pharmacie et que leurs pratiques étaient inadéquates malgré le niveau satisfaisant de leurs connaissances sur les antibiotiques et la RB. Il urge de renf
Ange Donatien Ngouyombo, Sylvain Woromogo, Stéphanie Ines Garoua-Adjou, Christelle Corinne Folefack Tatsadong, Rodrigue Herman Doyama-Woza, Jean de Dieu Longo
Maxime Lefebvre d'Hellencourt
Introduction : le DLU-Dom a été instauré en mars 2021 afin d’optimiser la prise en charge (PEC) en service d’urgence des personnes âgées ou en situation de handicap vivant à domicile. L’objectif principal de notre étude était d’analyser les connaissances et pratiques d’utilisation du DLU-Dom chez les médecins généralistes (MG) picards. L’objectif secondaire était de mettre en évidence les causes de sa non utilisation. Matériel et méthodes : étude quantitative transversale menée par questionnaire déclaratif diffusé sous format numérique auprès des MG picards. Résultats : 104 réponses ont été analysées. La majorité des médecins interrogés était de jeunes MG exerçant dans la Somme. Seulement 6,7% des médecins connaissaient le DLU-Dom et un seul MG l’avait déjà utilisé (0,96%). Les trois principaux freins au DLU-Dom étaient : un manque de connaissance et d’information, son aspect chronophage et sa difficulté de mise en place, un risque important de perte du document papier. 88,5% des MG disaient que le DLU-Dom pouvait améliorer la PEC et 59,5% étaient prêts à l’utiliser maintenant qu’ils le connaissaient. 27,9% des médecins étaient pour un format numérique du DLU-Dom mais 58,6% trouvaient cela trop compliqué à mettre en place. Discussion : l’utilisation du DLU-Dom ne faisait pas partie des habitudes des MG malgré un intérêt pour le patient. L’augmentation de sa connaissance auprès des MG permettrait d’améliorer son utilisation. La formation médicale pourrait favoriser cela. Conclusion : le DLU-Dom ne fait pas encore partie des pratiques des MG. Il ressort une opinion positive quant à son impact sur la PEC des patients fragiles et un intérêt de favoriser sa promotion.
Narjis Abdellatif
Introduction : La dépression du sujet âgé est un problème majeur de santé publique avec un sous dépistage en médecine générale. Différents outils de dépistages de la dépression existent et son validé dans cette population comme le GDS ou le mini GDS. Toutefois, bien que connus par les praticiens ils sont encore trop peu utilisés en pratique. L’objectif de notre travail est d’évaluer les connaissances des médecins généralistes des Hauts-de-France sur les outils de dépistage de la dépression du sujet âgé ainsi que leur utilisation en pratique. Matériel et méthodes : Nous avons réalisé une étude observationnelle descriptive quantitative transversale grâce à la diffusion d’un questionnaire anonyme de 16 questions adressé aux médecins généralistes des Hauts-de-France. Résultats : Nous avons au total recueillis 101 réponses. Parmi les répondants, la connaissance des outils de dépistages de la dépression du sujet âgé était évaluée à 60,31% pour une utilisation systématique évaluée à 2,97%. Les principaux freins à cette utilisation étaient le manque de temps, le manque de formation et la difficulté chez les patients présentant des troubles neurocognitifs. Discussion : Notre étude est en accord avec la littérature au sujet de la connaissance des outils et leur faible utilisation en pratique suggérant une meilleure formation pour sensibiliser les médecins à leur utilisation, et la revalorisation de ces actes. Aussi des études qualitatives seraient intéressantes pour comprendre les freins à cette utilisation mais également évaluer le ressentis des patients au sujet de ces dépistages. Conclusion : Notre étude a mis en évidence un écart entre la connaissance des outils et leur utilisation en pratique avec une différence également liée à l’âge. Un renforcement de la sensibilisation du dépistage par les formations médicales initiales et continues parait indispensable. L’intégration des outils dans les logiciels médecins pourrait également favoriser leur utilisation devant la contr
Fétine Belayachi
INTRODUCTION : La fièvre est un motif de consultation fréquent aux urgences pédiatriques, une source d'inquiétude chez les parents, même si elle ne requiert majoritairement pas d'examen ou d'hospitalisation mais uniquement un traitement symptomatique. Dans ce contexte nous avons voulu évaluer les connaissances des parents sur la fièvre de l'enfant et les facteurs associés ayant motivé une consultation. MATERIEL ET METHODE : Nous avons mené une étude observationnelle, prospective et monocentrique aux urgences pédiatriques d'Amiens entre janvier et juillet 2022. Elle reposait sur un questionnaire anonyme papier destiné aux parents d'enfants de 3 mois à 6 ans consultants pour fièvre. Le questionnaire comportait 26 questions fermées sur la fièvre et 18 éléments sociodémographiques. Toutes les réponses fournies étaient analysées sans exclure les questionnaires incomplets. Nous avons décrit les distributions de réponses pour chaque élément du questionnaire puis exploré les corrélations éventuelles avec les facteurs sociodémographiques. RESULTATS : 92 questionnaires ont été analysés, avec en moyenne 6 éléments non renseignés. L'âge moyen des enfants était de 33.9±6.1mois, 38% avaient une fièvre de moins de 24h, 83% était d'une fratrie ≤ 2, 50% étaient l'ainé. Le recours aux urgences était justifié par un état de l'enfant général jugé inquiétant par le parent. Le chiffre de la fièvre était le signe le plus inquiétant pour 56% des parents, 53% savaient définir la fièvre correctement et 75% des parents avaient plus de la moitié de bonnes réponses. CONCLUSION : Malgré des connaissances générales sur la fièvre, les éléments de gravité et de bon pronostic sont méconnus des parents consultant aux urgences et ce quel que soit leur niveau socio-économique ou leur expérience parentale.